
Siegfried de Wagner Mise en scéne Calixto Bieito Direction Pablo Heras-Casado Décors Rebecca Ringst – Représentation du mercredi 28/1/2026
C’est loooonnnngggg…
Le spectacle commence à 18h pile.
Ouverture de rideau sur le leitmotiv de l’Anneau : des arbres descendent du plafond dans un splendide jeu de lumières.
Les feuilles se mettent à bouger.
Le nain Mime, avec une valise, apparaît, suivi de Siegfried, valise à la main lui aussi. On les aura sous les yeux après…
L’orchestre est subtilement dirigé par Pablo Heras-Casado et toute la splendeur wagnérienne est représentée.
Gerhard Spiegel et Andreas Schager me paraissent incroyables… malheureusement, ils m’endorment.
L’histoire de Siegfried est pourtant simple et passionnante, mais un dragon et une épée cassée dans une forêt intrigante ne font pas tout.
Surtout quand une portière de voiture sort du décor : oui oui, il faut le voir pour le croire…
Les effets de lumières et l’harmonie de l’ensemble sauvent mon envie d’aller manger une choucroute à la brasserie du coin…
sans compter sur les bras de Morphée qui me retiennent encore jusqu’à l’entracte…
45 minutes d’entracte pour boire une BapBap Läger à 8 € et entendre les critiques des spectateurs du 1er balcon, apparemment plus mélomanes et érudits que moi.
Note pour la prochaine fois : j’irai au bar du parterre, ça doit bien se la « péter ».
Retour, porte 9, rang 8, place 33 : très bien placé pour 60 € 😉
Allez, vous en reprendrez bien pour 80 minutes, monsieur…
La läger et le chant me bercent, et me revoilà somnolent… Une lumière apparaît en fond de scène et me remobilise dans le combat contre le sommeil profond.
C’est Fafner, le dragon, qui entre en scène !!
On aurait pu s’attendre à une Chevrolet tunée sur des suspensions surgonflées (oui, je cherche toujours d’où vient la portière), on n’en est pas très loin…
C’est une grosse tête façon L’Attaque des Titans, sans expression, avec de gros spots à la place des yeux.
La tête s’agite, Fafner apparaît sous des traits humains : Mika Kares, grimé avec une tête de cochon et une écharpe à grelots… Il a vraiment trouvé un bon fournisseur, Calixto !!
Bagarre, épée dans le bide !
Fafner s’écroule. Même pas peur, Siegfried !!
Après ?
L’histoire est toute simple : une femme (une walkyrie, Brunehilde) dort sur un rocher et devra être réveillée par un homme courageux et sans peur.
Tiens tiens… ça nous rappelle quelqu’un !
Voilà Siegfried qui rentre dans la gueule du dragon, en resort badigonné de son sang qui compose l’elixir pour comprendre le message de l’oiseau et donc trouver le rocher où la meuf dort depuis des lustres, et ce putain d’oiseau qui ne sait pas lui montrer le chemin…
Ah si, le voiseau (voilà l’oiseau) : je reste dans le délire de mon pote Calixto, pendu à un filin tout jaune canari, vêtu.

Fin de la seconde partie.
Public déchaîné d’enthousiasme par cet effet dingue de mise en scène (évidemment, le canari volant c’est le seul effet un peu Wahoouu).
Pas de BatBat läger à l’entracte, sinon je reste dormir toute la nuit à Bastille…
Ça reprend… chouette.
Une boîte en fond de scène, avec une vraie meuf emballée dedans comme le blanc de poulet sous cellophane au supermarché…
La barquette avance en front de scène. Siegfried monte dedans, déchire l’emballage, libère le blanc de poulet… pardon, Brunehilde (magnifique Tamara Wilson par ailleurs).
Et c’est le début d’une longue, longue, très longue complainte d’amour.
Allez, ils s’aiment.
Emballé, c’est pesé.
Au dodo.



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